Un projet citoyen
Son logo

Un projet citoyen de maison de village ?

Projet initial

Toute vérité n'est pas bonne à dire dit le dicton, mais nous pensons être en droit de vous décrire celle que le Comité des fêtes s'est forgée au fil des informations dont il a pu prendre connaissance.

Pour rappel, la Majorité communale a décidé, à la grande surprise de tous, d'annuler le projet n°1 de son PCDR à savoir : la construction d'une maison de village à Haid. Comme vous pourrez le lire dans l'extrait du PV du Conseil communal du 30 mars 2015, la Majorité communale campe sur sa position et veut imposer son propre projet de désacralisation de l'église, au mépris de l'avis de la population de Haid. Cette position est en totale contradiction de l'esprit de ce qu'est la participation citoyenne. Le Ministre en charge de la Ruralité déplore cette situation.

Le projet communal consiste à transformer l'église du village en salle des fêtes, à l'instar de ce qui s'est fait à Marcouray. Si le projet de Marcouray ressemble à s'y méprendre à une belle réussite, il faut avouer que le site est un gouffre financier du point de vue énergie et que l'équilibre financier est difficilement atteignable sans le subside communal. C'est du moins ce que nous avons cru comprendre du reportage réalisé par Ma Télé à ce sujet. Rien n'est donc résolu pour la Commune de Rendeux en termes d'économie des frais de fonctionnement, si ce n'est le fait que l'église classée est maintenant restaurée.

Le projet initial de Haid s'inscrit dans une enveloppe fermée des 493.000 euros de subside de la Région wallonne (80%) augmentée de la part communale de plus ou moins 123.000 euros (20%). Soit un montant total approximatif de 616.000 euros. Et la seule question à laquelle il faut avoir la volonté de répondre avec honnêteté est la suivante :

" Pour une même somme d'argent, est-ce dans un projet de construction neuve ou dans un projet de restauration d'un bâtiment ancien que vous obtiendrez le plus haut niveau d'efficience en termes de consommation d'énergie, de fonctionnalité et d'attractivité ? "

Lorsque nous prenons connaissance des arguments à l'encontre du projet initial, notamment qu'il y aurait des "problèmes techniques". Quels sont-ils et sont-ils insurmontables à l'heure d'aujourd'hui ? Nous comprenons que les arguments avancés n'ont pas de réelle assise. Notre demande initiale d'infrastructure n'est pas une demande hors normes et correspond aux besoins des activités que nous désirons mener à Haid comme cela se fait en bien des endroits en Wallonie.

Nous ne comprenons pas encore les raisons profondes de ce revirement de décision. C'est d'autant plus incompréhensible que le pilotage du projet initial abandonné a été celui de l'équipe dirigeante majoritaire actuelle et ce depuis la signature de la convention d'avec la Région wallonne en toute fin de mandature précédente. C'est cette même équipe dirigeante qui renonce à ce qu'elle a elle-même effectué comme choix conceptuel, sans demander l'avis de la CLDR, comme le demande la procédure de participation citoyenne, ni même de se préoccuper le moins du monde du souhait de la population. (pour rappel, le Collège a décidé l'abandon du projet le 15 avril 2014 et la CLDR a approuvé la décision du Collège le 12 mai 2014) Tant pis pour les 426 âmes du village.

Nous comprenons que la difficulté majeure que représente la participation citoyenne pour l'Autorité publique est celle de ne pas s'approprier le projet citoyen afin de le détourner pour nourrir ses propres intérêts. Pour nous, lorsqu'un processus participatif respectant un cadre législatif bien précis est arrivé à son point final et qu'une décision a été prise à l'unanimité des membres d'un Conseil communal, il n'y a plus lieu de remettre celle-ci en cause. Revenir sur une décision de ce type, c'est désavouer les personnes qui ont dit oui en leur affligeant un affront. C'était une occasion idéale pour réconcilier les citoyens et la vie politique... Visiblement, c'est manqué et dommageable pour le futur car comment le citoyen pourrait-il faire à nouveau confiance aux hommes politiques dans ce type de processus...

Nous voudrions pouvoir trouver une issue favorable à cette situation exceptionnelle. Nous écrivons exceptionnelle car elle fait exception dans ce domaine particulier de la participation citoyenne. Jamais une telle situation n'a été rencontrée dans aucun autre projet de ce type en Wallonie. Les dirigeants politiques suivants de manière générale les décisions de la Commission Locale de Développement Rural puisqu'eux-mêmes ont eu la possibilité de faire entendre leur voix au sein de cette dernière.

Faire de la politique, c'est faire des choix, et il ne faut pas passer par les urnes pour pratiquer sa propre politique. Nous également, en tant qu'individu, citoyen ou groupe de terrain, nous menons la nôtre. Aussi par rapport au projet de la Ville, le Comité des fêtes de Haid ne soutient pas celui-ci car il est hors cadre de la participation citoyenne dans laquelle nous nous sommes inscrits. Il ne répond pas à la demande de la population de Haid qui, de plus, a dit « non » au projet de la Commune.

Nous avons proposé des pistes de solution.... Sans succès jusqu'ici... Affaire à suivre...

Nous ne voudrions fermer cette page sans vous dire que chacun a le droit d'analyser et de juger l'action des uns et des autres selon ses propres valeurs ou son appartenance, mais tout en gardant à l'esprit que tout le monde peut se tromper.

Retenons seulement qu'entre "le possible" et "l'impossible" se mesure la volonté de l'Homme.

Nous croyons qu'il est encore possible à l'Autorité publique cinacienne de revenir sur sa décision. Elle peut aisément dénouer la situation rocambolesque qu’elle a créée.